Que celle qui ne s’est jamais perdue dans le vortex des listes d’effets secondaires sur les notices de mĂ©dicaments lève la main… EndomĂ©triose ou pas, tout traitement mĂ©dicamenteux s’accompagne de son lot de dĂ©sagrĂ©ments potentiels. Ă€ ce petit jeu-lĂ , les anti-douleurs ne font pas exception.Â
Parmi eux, on compte les AINS (alias les anti-inflammatoires non-stéroïdiens), dont le but est, comme leur nom l’indique, de réduire l’inflammation. Ces anti-inflammatoires comme l’Ibuprofène, sur lesquels nous sommes nombreuses à nous ruer, parfois plusieurs fois par mois, voire par jour en cas de crises, offrent des effets incontestablement positifs. Ils sont analgésiques (suppriment la douleur), anti-inflammatoires (réduisent l’inflammation) et certains sont antipyrétiques (font baisser la fièvre). Mais, vous nous voyez venir, ils peuvent aussi engendrer un certain nombre d’effets négatifs : complications gastro-intestinales, troubles cardiovasculaires, hépatiques, rénaux, cérébraux, pulmonaires et phlébites. Aoutch.
Côté opioïdes, prenez garde également ! Ces derniers peuvent être efficaces mais notez que les femmes atteintes d'endométriose ont 4 fois plus de risque d'utilisation chronique des opioïdes par rapport aux femmes non atteintes. Compte tenu du risque d’addiction, les opioïdes ne sont pas recommandés en cas de douleurs chroniques. Il est également important de savoir que les opioïdes ont un rôle limité sur les mécanismes neuropathiques, soit sur les douleurs en dehors des règles.
A noter : c’est à votre médecin de vous mettre en garde à propos des potentiels effets néfastes de votre traitement dès sa prescription. Cela vous permettra d’être parfaitement informée et vous évitera de perdre de longues heures à vous inquiéter s’ils apparaissent.
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(date de mise Ă jour : octobre 2023)