Les perturbateurs endocriniens, on en entend parler à foison sans vraiment les connaître. Ce qu’on sait les concernant : ils n’ont vraiment pas bonne presse. A part ça… mystère. De quoi s’agit-il ? Quel rapport avec l'endométriose ? Réponse ici.
Selon l’Inserm, les perturbateurs endocriniens appartiennent à une vaste famille de composés, capables d’interagir avec le système hormonal. Ces interactions sont à l’origine de nombreux dérèglements dans l’organisme et ont de lourdes conséquences sur la fertilité, la thyroïde ou encore le développement de cancers. Problème : on peut se trouver en contact avec les perturbateurs endocriniens à tout instant car les sources d’exposition sont multiples : eau, air, alimentation, produits manufacturés… Ces perturbateurs peuvent être inhalés (via les fumées ou les vapeurs), peuvent être ingérés (d’où l’importance de se laver les mains, car oui, on les mets souvent à la bouche sans s’en rendre compte), et peuvent même passer à travers la peau. En bref, ils sont partout et c’est tout notre environnement qui est concerné : agroalimentaire, cosmétiques, plastique, textiles, peintures, vernis, encres, produits phytosanitaires et même sur nos tickets de caisse !
L’étude des perturbateurs endocriniens constitue un enjeu de santĂ© publique majeur aujourd’hui car leurs consĂ©quences sont toujours mal apprĂ©hendĂ©es et complexes Ă Ă©tudier.Â
Certaines Ă©tudes rĂ©centes ont mis en Ă©vidence les liens entre prĂ©sence de l’endomĂ©triose et l’exposition aux perturbateurs endocriniens comme la dioxine (prĂ©sente dans les graisses animales), les PCB (prĂ©sents dans les produits d’origine animale - poisson, viande, Ĺ“uf, produits laitiers…) ou encore le bisphĂ©nol A (prĂ©sent dans les plastiques). D’autres recherches sont en cours.Â
Par ailleurs, de plus en plus d’études suggèrent que les perturbateurs endocriniens pourraient affecter directement la reproduction fĂ©minine. S’il n’est pas clairement expliquĂ©, il existe un lien indĂ©niable entre perturbateurs endocriniens et hormones. L’exposition Ă ces substances pourrait ainsi augmenter le risque de dĂ©velopper un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), de connaĂ®tre de l’infertilitĂ©, des troubles de la fonction ovarienne, des fausses couches… Cerise sur le gâteau : ces effets dĂ©lĂ©tères pourraient ensuite se transmettre de manière hĂ©rĂ©ditaire.Â
Face Ă tant de bonnes nouvelles, comment agir ? Comment s’en protĂ©ger ?Â
Quelques conseils simples :Â
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(date de mise Ă jour : octobre 2023)