Vous avez une fille, vous êtes enceinte, vous désirez un jour devenir mère, et cette question vous taraude : l’endométriose est-elle héréditaire ? Puis-je la transmettre ?
Plusieurs Ă©tudes se concentrent sur cette question, et certaines ont dĂ©terminĂ© une liste de gènes qui seraient concernĂ©s par l’endomĂ©triose. Le souci est que l’ensemble de ces gènes n’expliquent qu’une très petite proportion (moins de 10%) des cas d’endomĂ©triose. Si l’endomĂ©triose peut passer par les gènes, d’autres causes sont Ă Ă©tudier. Après Ă©tudes sur des jumelles, il semblerait que la moitiĂ© des cas soient expliquĂ©s par la gĂ©nĂ©tique, et l’autre moitiĂ© par des facteurs environnementaux (notamment les perturbateurs endocriniens). Dans les deux cas, tout cela semble parfaitement logique puisque les membres d’une mĂŞme famille partagent des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques et ont gĂ©nĂ©ralement grandi dans le mĂŞme environnement, exposĂ©es aux mĂŞmes perturbateurs endocriniens.Â
La littérature scientifique étudie aussi les facteurs de risque de la maladie, c’est-à -dire les caractéristiques qui font que vous avez plus ou moins de chance de développer une endométriose. Il s’avère que le risque d’avoir une endométriose est plus fort si votre poids à la naissance est faible, si vous êtes issu d’une grossesse multiple (jumeaux, triplés…), ou si vous avez été exposé in utero au diéthylstilbestrol (médicament prescrit jusqu'en 1983 pour les femmes enceintes pour éviter une naissance prématurée). En revanche, l’exposition intra-utérine à l’alcool ou à la caféine ne semble pas être associée au fait de développer une endométriose.
Il faut savoir que les deux facteurs de risques principaux clairement retenus actuellement sont :Â
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(date de mise Ă jour : octobre 2023)