1/10, c’est LE chiffre relatif Ă l’endomĂ©triose le plus rĂ©pandu : une femme sur dix serait touchĂ©e par la maladie. Ă€ l’échelle mondiale, selon les donnĂ©es de la Banque mondiale de 2017, pas moins de 190 millions de femmes dans le monde seraient donc atteintes d’endomĂ©triose ! Mais attention, rĂ©pandu ne signifie pas avĂ©rĂ©. La proportion pourrait ĂŞtre largement supĂ©rieure avec une femme touchĂ©e sur cinq, ce qui ne nous Ă©tonne pas.Â
Mais alors, comment savoir oĂą se situe la vĂ©ritĂ© ? Bonne question. Ce qui est sĂ»r, c’est que le fameux 10% communĂ©ment acceptĂ© doit ĂŞtre pris avec des pincettes. En effet, ce dernier Ă©mane d’une estimation des douleurs pelviennes et de l’infertilitĂ© dans la population gĂ©nĂ©rale.Â
Si l’on observe le phĂ©nomène autrement, au regard de la prĂ©valence de l’endomĂ©triose (en gros, combien de personnes sont touchĂ©es) dans une population qui consulte pour infertilitĂ© par exemple, le chiffre peut atteindre 50%. Parmi l’échantillon des femmes qui vivent des douleurs pelviennes sĂ©vères, la proportion est Ă©galement Ă©levĂ©e (jusqu’à 20% des femmes ayant des douleurs pelviennes ont une endomĂ©triose). En bref, d’un Ă©chantillon de rĂ©fĂ©rence Ă l’autre, les chiffres varient significativement.Â
Chez les adolescentes, ces chiffres sont encore plus impressionnants. Jusqu’à 49% des adolescentes se plaignant de douleurs pelviennes chroniques ont une endomĂ©triose, et 75% de celles pour qui les traitements mĂ©dicamenteux ne font aucun effet sur les douleurs souffrent d’endomĂ©triose.Â
A noter que les mots « femmes » et « patientes » sont largement utilisés pour parler des personnes atteintes d’endométriose. Cependant, il est important de reconnaître que l'endométriose peut toucher toute personne née avec un utérus. Aussi, La prévalence de l’endométriose chez les personnes transgenres est plus élevée que chez les femmes cisgenre, allant jusqu’à 25%.
En rĂ©alitĂ©, si l’on prend en compte le fait que certains cas d’endomĂ©triose sont asymptomatiques, que les dĂ©lais de diagnostic sont longs, et qu’il faut une certaine expertise pour diagnostiquer la maladie par imagerie, on peut imaginer que les femmes atteintes d’endomĂ©triose reprĂ©sentent bien plus que ces 10%.Â
Mais d’ailleurs, d’où viennent ces chiffres ? Pour beaucoup, de la science qu’on appelle l’épidémiologie. Elle étudie la répartition des maladies et des problèmes de santé dans une population et permet de décrire la prévalence (le nombre de cas). Elle sert également à mettre en relation divers facteurs avec les risques qu’ils représentent de développer une pathologie et apporte ainsi les connaissances nécessaires à la prévention.
Dans le cas de l’endomĂ©triose, les Ă©tudes scientifiques sont malheureusement peu nombreuses. Erick Petit, radiologue spĂ©cialiste, dĂ©plore d’ailleurs ce manque cruel d’études de grande envergure qui nous permettraient de mieux comprendre la maladie. MalgrĂ© ça, des tas de signes indirects font penser que la prĂ©valence a rĂ©ellement augmentĂ©.Â
Ça veut dire quoi ? Qu’il y a BEAUCOUP plus de cas qu’on ne veut bien l’admettre aujourd’hui. Parce que l’endomĂ©triose, les règles, la santĂ© fĂ©minine sont tabous mais aussi peu et mal considĂ©rĂ©es, parce qu’on ne consulte pas, parce qu’on pense que c’est normal d’avoir mal… Et aussi parce qu'on ne s'est pas assez penchĂ© sur cette maladie qu’on connaĂ®t pourtant depuis si longtemps.Â
Face Ă ce constat, on fait quoi ? On en parle ! C’est le choix qu’on a fait chez Lyv : parler de l’endomĂ©triose, apprendre Ă mieux la connaĂ®tre, Ă la comprendre pour mieux l’apprivoiser. C’est aussi le meilleur conseil qu’on ait Ă donner : parlez, de vos symptĂ´mes, de vos douleurs, dans les cabinets de mĂ©decins spĂ©cialisĂ©s, chez le psy, Ă vos ami.e.s, proches, famille, partenaires, collègues. Parler pour ĂŞtre mieux diagnostiquĂ©e, comprise, accompagnĂ©e. Parler pour sensibiliser et pour aider.Â
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(date de mise Ă jour : mai 2025)

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