L’endométriose est dite hormono-dépendante c’est-à -dire qu’elle fluctue et se réveille au rythme des variations hormonales et plus particulièrement de celles des oestrogènes. La logique des praticiens consiste aujourd’hui à faire baisser le taux d’oestrogènes pour apaiser les symptômes et à contrebalancer cette baisse avec de la progestérone. Les pilules, oestroprogestatives ou progestatives (micro ou macro), constituent donc la réponse toute trouvée pour faire face à l’endométriose. Un traitement proposé en premier recours relativement efficace puisqu’il fonctionnerait pour 2/3 des femmes atteintes d’endométriose.
Oui mais voilà … Pour diverses raisons (gĂ©nĂ©tiques, immunitaires…) qu’on ne maĂ®trise pas (encore !), un tiers des femmes dĂ©veloppent une forme de rĂ©sistance Ă la progestĂ©rone (contenu dans les pilules oestroprogestatives, micro ou macro progestatives) et tolèrent donc difficilement la pilule.Â
Dans ce cas, la mĂ©nopause artificielle (GnRHa de son petit nom scientifique) peut ĂŞtre proposĂ©e. Elle consiste Ă stopper la machine reproductive pendant un temps afin d’apaiser les symptĂ´mes de la maladie. Par sa dimension temporaire, elle se distingue de la mĂ©nopause naturelle qui marque la fin de l’ovulation et l’arrĂŞt des règles et de l’hystĂ©rectomie avec annexectomie (fait de retirer l’utĂ©rus, les trompes et les ovaires), elle aussi dĂ©finitive.Â
Contrairement Ă un traitement hormonal classique, la mĂ©nopause artificielle nĂ©cessite un suivi particulier. Elle impose, en effet, au corps de lourds changements et constitue en cela un traitement loin d’être anodin. Elle s’accompagne donc de la prise d’un traitement associĂ© qu’on appelle l’add-back therapy. Son but : attĂ©nuer les effets secondaires importants et parfois brutaux de la mĂ©nopause artificielle.Â
Si la pilule en continu a vocation Ă Ă©quilibrer la dose d’oestrogènes produite par le corps naturellement, la mĂ©nopause artificielle agit, elle, sur une neurohormone, la GnRH, produite par des neurones du cerveau (par l’hypothalamus pour ĂŞtre prĂ©cis !). La mĂ©nopause artificielle contrĂ´le la sĂ©crĂ©tion des deux principales hormones du cycle menstruel : la FSH (hormone folliculostimulante) et la LH (hormone lutĂ©inisante).Â
Les injections d'analogues (ou mĂ©nopause artificielle) entrainent un arrĂŞt complet des sĂ©crĂ©tions d'hormones par les ovaires et donc une absence totale d'hormones (estrogène et progestĂ©rone) dans le sang. Alors que la prise d'un traitement hormonal ne fait que freiner le taux d'estrogène circulant auquel s'ajoute le progestatif du traitement Ă©ventuellement associĂ© Ă des estrogènes. Pour simplifier et rĂ©sumer, la pilule en continu a pour action de bloquer les règles au niveau de l'appareil reproducteur quand la mĂ©nopause s'attaque aux agents de la reproduction et de l’ovulation directement au niveau du cerveau.Â
Pilule en continu ou mĂ©nopause artificielle, il est donc question, dans les deux cas, de bloquer les règles et de contrĂ´ler les fluctuations hormonales liĂ©es aux cycles menstruels afin d’agir sur les symptĂ´mes de l’endomĂ©triose. Si la mĂ©nopause artificielle constitue un traitement bien plus lourd que la pilule et ne peut ĂŞtre proposĂ©e en première intention, elle peut aussi s’avĂ©rer très efficace face Ă l’endomĂ©triose.Â
Trouver la réponse la plus adaptée, le bon suivi pour votre endométriose n’est pas une mince affaire. Certes. Mais, ne perdez pas espoir car de multiples options s’offrent à vous : traitements hormonaux, médicamenteux, constitution de votre équipe de praticiens spécialisés, recherche de solutions alternatives basées sur votre mode de vie (alimentation, activité physique, sommeil, relaxation…),... La quête peut être longue mais le jeu en vaut la chandelle !
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(date de mise Ă jour : octobre 2023)

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