
Redaction Lyv
En 2026, l’endométriose n’est plus la grande inconnue qu’elle a longtemps été. Pourtant, la maladie reste là, dure à cuire et forte à faire souffrir. Alors maintenant, on fait quoi ? Quelles perspectives pour réduire l’errance post-diagnostic de la maladie ? C'est la question que nous avons posée à 4 femmes qui connaissent bien l'endométriose pour la vivre au quotidien en tant que patiente ou que soignantes.
Dr Christine Chalut-Natal Morin, Sage femme acupunctrice et Docteure en psychologie, Pr Krystel Nyangoh Timoh, chirurgienne-gynécologue au CHU de Rennes, enseignante et chercheuse, Nadia Russell Kissoon, Patiente-partenaire et artiste plasticienne, Dr Alice Whittaker, Chirurgien gynécologue-obstétricien au CHU de Poitiers, nous livre les solutions, perspectives encourageantes et raisons d'espérer une meilleure prise en charge des personnes atteintes d'endométriose.
En 2026, il est de plus en plus rare de se trouver face à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler d'endométriose. Alors que le terme s’installe dans les discussions personnelles, parfois même professionnelles mais aussi dans les médias et les discours politiques, la maladie et les difficultés qu’elle provoque, longtemps ignorées, se dévoilent aux yeux de tous. Au-delà du mot, les actions changent vraiment la donne en matière de prise en charge de l’endométriose. Et de ce côté la, ça bouge aussi beaucoup grâce aux professionnels de santé, aux chercheurs mobilisés sur le terrain et aux filières de soins qui se structurent sur tout le territoire. En 2026, on peut dire que la situation est vraiment encourageante.
Est-ce suffisant ? Les personnes atteintes de la maladie sont-elles toutes traitées, apaisées et sorties d’affaire (d’enfer…) ? Certaines oui. Mais pas toutes, loin de là. La situation est-elle aussi rageante parfois ? Et bien, oui.
Parce que l’endométriose, bien que mieux connue, est encore associée à de nombreuses idées et phrases toutes faites. C’est la “maladie des règles et de l”infertilité”, elle est “à la mode”, les douleurs sont “dans la tête”.
Parce que le diagnostic fait trop souvent figure de fin du chemin alors qu’il constitue, en réalité, le début d’un parcours complexe : l’errance post-diagnostic. Une errance qui peut être longue, chaotique et douloureuse pour trouver la prise en charge adaptée et mieux vivre avec la maladie. Une errance décrite dans la mini-série “Et après ? L’errance post-diagnostic de l’endométriose racontée” qui, bien que produite en 2025, reste totalement d’actualité.
À l’occasion de la journée mondiale de l’endométriose 2026, nous avons réuni Dr Christine Chalut-Natal Morin, Sage femme acupunctrice et Docteure en psychologie, Pr Krystel Nyangoh Timoh, chirurgienne-gynécologue au CHU de Rennes, enseignante et chercheuse, Nadia Russell Kissoon, Patiente-partenaire et artiste plasticienne, et Dr Alice Whittaker, Chirurgien gynécologue-obstétricien au CHU de Poitiers. Chacune nous a apporté sa vision sur les progrès réalisés en matière de prise en charge et ses raisons d’espérer un avenir meilleur malgré la maladie. C'est à découvrir juste ici :
Ce qui est assez fou, c'est de voir comment, en 10 ans, comment il y a eu un changement dans la perception et la prise en charge des femmes
Pr Krystel Nyangoh Timoh
Des perspectives, de l'espoir et encore du chemin à parcourir ! Pour que les progrès continuent, pour que la souffrance et l'errance reculent, il est nécessaire de continuer à se mobiliser, à agir, à parler d'endométriose, à faire bouger les lignes. Comment ? Là encore, quelques éléments de réponse en images.
Chirugienne-gynécologue au CHU de Rennes, enseignante et chercheuse, Pr Krystel Nyangoh Timoh est spécialiste de l’endométriose complexe et particulièrement engagée dans la recherche pour la santé des femmes. Elle a ainsi rejoint un groupe de chercheuses et chercheurs travaillant sur l’endométriose au sein du Programme de Recherche France 2030 “Santé des femmes, Santé des couples”. Elle a également fondé le Living Lab “Santé des femmes” en Bretagne. Son souhait : replacer les patientes au centre de la réflexion, de la recherche et de l’innovation.
Nadia Russell Kissoon est artiste plasticienne et patiente-partenaire atteinte d’endométriose. L’endométriose, Nadia la vit dans son corps, lui donne corps dans son art et se donne corps et âme pour accompagner les femmes qui en souffrent.
Conclusion : en 2026, la souffrance est bien réelle. Les raisons d’espérer aussi. Alors maintenant, on continue de se retrousser les manches pour mettre entre les mains de celles qui en ont besoin les solutions pour améliorer leur qualité de vie avec la maladie.

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