Comme toute mĂ©daille a son revers, tout traitement sâaccompagne de son lot dâeffets secondaires quâil est difficile dâanticiper et de contrĂŽler, chaque cas Ă©tant unique. De ce point de vue lĂ , la pilule nâest pas en reste. Dressons la liste des petits (et grands) dĂ©sagrĂ©ments quâelle peut engendrer.Â
La pilule en continu est un traitement hormonal quotidien, pris tout au long du cycle, gĂ©nĂ©ralement sans interruption mĂȘme si elle peut nĂ©cessiter de courtes pauses dâune semaine en cas de saignement. Elle sâaccompagne, dans la majoritĂ© des cas, dâun arrĂȘt des rĂšgles et dâune partie des douleurs associĂ©es, ce qui, avouons-le, est assez pratique et sĂ©duisant. Elle nâa, en revanche, aucun effet sur les douleurs neuropathiques.â
Ă bon dosage, lâalliance dâoestrogĂšnes et de progestĂ©rone (Ă noter : toutes les pilules ne sont pas composĂ©es des deux hormones) peut limiter lâinformation douloureuse. Mais cet Ă©quilibre est subtil et trop ou pas assez dâoestrogĂšne ou de progestĂ©rone peuvent, au contraire, lâamplifier.
Pour ĂȘtre efficace au niveau contraceptif, la pilule doit ĂȘtre prise Ă heure fixe. Ce que lâon sait moins, câest que cette rĂ©gularitĂ© permet aussi de rĂ©duire certains effets secondaires comme lâapparition de petits saignements - dits spottings -. Si les spottings apparaissent en dĂ©but de traitement, pas de panique, ils peuvent disparaĂźtre progressivement le temps que le corps sâhabitue.
Parmi les effets secondaires provoqués par la pilule, on trouve :
Un pur bonheur, quoi.Â
Si chaque traitement sâaccompagne de son lot dâeffets secondaires funs au possible, tous ne concernent Ă©videmment pas toutes les femmes. Encore heureux ! Quoi quâil en soit, il faut gĂ©nĂ©ralement quelques semaines ou mois pour que le corps sâadapte. Certains effets peuvent donc survenir au dĂ©but puis disparaĂźtre totalement avec le temps. Patience doncâŠmais pas trop ! Un traitement ne doit pas vous mener la vie dure plus de quelques semaines. Si aprĂšs 3 mois, vos douleurs sont toujours prĂ©sentes, votre moral toujours dans les chaussettes et votre quotidien toujours perturbĂ©, sollicitez le corps mĂ©dical, mĂ©decin, gynĂ©cologue, sage-femme, posez vos questions, faites part de vos ressentis. Vous aurez toujours le libre choix et la possibilitĂ© de changer de pilule ou de lâarrĂȘter.
Dire stop Ă un traitement, câest bien sĂ»r sâexposer au risque de rĂ©currence de la douleur (câest le cas pour 17 Ă 34% de femmes). Câest repartir dans une longue quĂȘte du graal pour soulager les symptĂŽmes de la maladie. Mais câest aussi se prendre en main et dâune certaine maniĂšre, ne plus accepter de subir. Des options, il nây en a pas mille, câest vrai, mais il en existe alors mettez votre Ă©quipe mĂ©dicale au dĂ©fi de trouver la bonne pour vous et avec vous. Et parce que vous aussi, vous avez un rĂŽle Ă jouer pour reprendre le contrĂŽle sur la maladie, on ne peut que vous encourager Ă envisager Ă©galement des changements au niveau de votre mode de vie (alimentation, activitĂ© physique, gestion du stressâŠ). Ăa aide, vraiment.
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(date de mise Ă jour : octobre 2023)

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