Rédaction Lyv

Quels sont les effets secondaires de la pilule ?

Comme toute mĂ©daille a son revers, tout traitement s’accompagne de son lot d’effets secondaires qu’il est difficile d’anticiper et de contrĂŽler, chaque cas Ă©tant unique. De ce point de vue lĂ , la pilule n’est pas en reste. Dressons la liste des petits (et grands) dĂ©sagrĂ©ments qu’elle peut engendrer. 

La pilule en continu est un traitement hormonal quotidien, pris tout au long du cycle, gĂ©nĂ©ralement sans interruption mĂȘme si elle peut nĂ©cessiter de courtes pauses d’une semaine en cas de saignement. Elle s’accompagne, dans la majoritĂ© des cas, d’un arrĂȘt des rĂšgles et d’une partie des douleurs associĂ©es, ce qui, avouons-le, est assez pratique et sĂ©duisant. Elle n’a, en revanche, aucun effet sur les douleurs neuropathiques.‍

À bon dosage, l’alliance d’oestrogĂšnes et de progestĂ©rone (Ă  noter : toutes les pilules ne sont pas composĂ©es des deux hormones) peut limiter l’information douloureuse. Mais cet Ă©quilibre est subtil et trop ou pas assez d’oestrogĂšne ou de progestĂ©rone peuvent, au contraire, l’amplifier.

Pour ĂȘtre efficace au niveau contraceptif, la pilule doit ĂȘtre prise Ă  heure fixe. Ce que l’on sait moins, c’est que cette rĂ©gularitĂ© permet aussi de rĂ©duire certains effets secondaires comme l’apparition de petits saignements - dits spottings -. Si les spottings apparaissent en dĂ©but de traitement, pas de panique, ils peuvent disparaĂźtre progressivement le temps que le corps s’habitue.

Parmi les effets secondaires provoqués par la pilule, on trouve :

  • la surproduction de sĂ©bum qui peut mener Ă  l’apparition d’acnĂ©. 
  • la stimulation de l’appĂ©tit et donc, dans certains cas, la prise de poids, notamment pour la pilule progestative 
  • des effets sur la libido, et malheureusement plutĂŽt dans le sens d’une baisse du dĂ©sir et de l’excitation que d’un booster (ce serait trop beau
).  
  • de la sĂ©cheresse vaginale
 

Un pur bonheur, quoi. 

Si chaque traitement s‘accompagne de son lot d’effets secondaires funs au possible, tous ne concernent Ă©videmment pas toutes les femmes. Encore heureux ! Quoi qu’il en soit, il faut gĂ©nĂ©ralement quelques semaines ou mois pour que le corps s’adapte. Certains effets peuvent donc survenir au dĂ©but puis disparaĂźtre totalement avec le temps. Patience donc
mais pas trop ! Un traitement ne doit pas vous mener la vie dure plus de quelques semaines. Si aprĂšs 3 mois, vos douleurs sont toujours prĂ©sentes, votre moral toujours dans les chaussettes et votre quotidien toujours perturbĂ©, sollicitez le corps mĂ©dical, mĂ©decin, gynĂ©cologue, sage-femme, posez vos questions, faites part de vos ressentis. Vous aurez toujours le libre choix et la possibilitĂ© de changer de pilule ou de l’arrĂȘter.

Dire stop Ă  un traitement, c’est bien sĂ»r s’exposer au risque de rĂ©currence de la douleur (c’est le cas pour 17 Ă  34% de femmes). C’est repartir dans une longue quĂȘte du graal pour soulager les symptĂŽmes de la maladie. Mais c’est aussi se prendre en main et d’une certaine maniĂšre, ne plus accepter de subir. Des options, il n’y en a pas mille, c’est vrai, mais il en existe alors mettez votre Ă©quipe mĂ©dicale au dĂ©fi de trouver la bonne pour vous et avec vous. Et parce que vous aussi, vous avez un rĂŽle Ă  jouer pour reprendre le contrĂŽle sur la maladie, on ne peut que vous encourager Ă  envisager Ă©galement des changements au niveau de votre mode de vie (alimentation, activitĂ© physique, gestion du stress
). Ça aide, vraiment.

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(date de mise Ă  jour : octobre 2023)