Rédaction Lyv

La chirurgie soigne-t-elle l’endométriose ?

Qu’est-ce qu’on aimerait être oiseaux de bonne augure et porteuses de bonnes nouvelles ! Mais on se doit ici de faire preuve d’honnêteté. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif définitif pour guérir de l’endométriose. La chirurgie n’échappe donc pas à la règle : elle permet de soulager un certain nombre de symptômes de la maladie, pas de la faire disparaître. Mais alors quand faut-il opérer ? 

Parmi les traitements, l’opération est, dans la plupart des cas, envisagée en dernier recours. Elle est proposée parce qu’elle peut aider dans le cadre d’un projet de grossesse, lorsque les lésions d’endométriose endommagent le fonctionnement d’un organe, ou encore lorsque le quotidien et les symptômes deviennent trop difficiles à gérer malgré des traitements hormonaux et/ou un changement du mode de vie.

Si le recours à la chirurgie est plus mesuré, c’est à cause du risque de récidive élevé qu’il implique. Oui, la chirurgie soulage… mais pendant quelques années seulement, qui diffèrent d’une femme à une autre (entre 2 et 5 ans avant que l’endométriose - ou du moins les symptômes - ne se pointe à nouveau). Voilà pourquoi le traitement hormonal est en général conseillé en première intention pour minimiser les symptômes. 

Si la chirurgie constitue parfois la meilleure réponse à l’endométriose, y a-t-il un moyen de savoir en amont s’il y a un risque de récidive ? Et bien non. Tout ce qu’on sait (mais qu’on n’explique pas), c’est que le risque de récidive ne dépend pas de la gravité de la maladie. De plus, il est, à ce jour, très difficile (voir quasi impossible, disons-le clairement…) d’anticiper l’évolution de la maladie. C’est pourquoi la prise de pilule en continu est vivement conseillée suite à toute opération, afin de limiter l’inflammation due aux oestrogènes. 

Pour résumer, la chirurgie de l’endométriose n’est pas une opération à prendre à la légère, elle est rarement proposée en première intention à une patiente et elle ne garantit pas un arrêt total et sans récidive des symptômes de la maladie. Comme on a décidé de rester positives, on espère (et on croit !) qu’avec un peu de temps, beaucoup de visibilité autour de la maladie, et de fonds pour la recherche, il existera dans un avenir pas si lointain, des solutions pérennes et un traitement (?!) pour ne plus souffrir du tout.

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(date de mise Ă  jour : octobre 2023)