Vous venez d’être diagnostiquĂ©e, vous ĂŞtes diagnostiquĂ©e depuis un moment et ressentez le besoin de parler pour mieux vous faire comprendre, vous avez besoin d’aide, de soutien, vous avez la rage au ventre et l’envie de sensibiliser un maximum de personnes. Bref, vous avez envie de parler d’endomĂ©triose. Le hic ? Au cours d’un dĂ®ner familial, d’un apĂ©ro entre amis, d’une discussion random Ă la machine Ă cafĂ© ou d’un date, difficile d’expliquer un sujet aussi complexe que l’endomĂ©triose que l’on ne comprend que difficilement soi-mĂŞme. Le B.A-BA de l’endomĂ©triose, c’est par ici.Â
En quelques mots, l’endomĂ©triose est une maladie :Â
- Chronique
- Systémique
- InflammatoireÂ
- Invisible (et oui, on est passées pros dans l’art de dissimuler nos douleurs en public, et les tabous autour des règles n’arrangent rien !)
Pour la dĂ©finir de manière simple :Â
- L’endomètre, c’est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, et est évacuée sous forme de règles à chaque cycle
- En cas d’endométriose, on retrouve des cellules semblables à cet endomètre en dehors de la cavité utérine
- Parce que ces cellules ressemblent et se comportent comme de l’endomètre là où il ne faut pas, elles créent des lésions sur certains de vos organes
- à chaque cycle, les lésions vont saigner, s’inflammer et s’implanter là où elles sont, créant des adhérences entre les organes ou des kystes sur les organes
- La recherche ne permet pas encore pour le moment de déterminer exactement les causes et les mécanismes de l’endométriose, plusieurs théories existent.
- Les lésions causent généralement de multiples douleurs (lors des règles, lors des rapports sexuels, lorsque vous allez aux toilettes, au toucher…), sous forme de crises ou en continu
- Et l'endométriose peut également être facteur d’infertilité
- Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif, l’endométriose ne se guérit pas.
- Il existe en revanche des traitements hormonaux (Ă prendre avec leurs effets secondaires) pour stopper les règles et tenter de calmer les symptĂ´mes. Parfois, la chirurgie est aussi proposĂ©e, en dernier recours.Â
- Une prise en charge pluridisciplinaire et une attention au mode de vie (alimentation, activitĂ© physique, santĂ© mentale, sommeil…) permettent de gĂ©rer au mieux la maladie au quotidien.Â
Des choses Ă dire sur l’endomĂ©triose, des vĂ©ritĂ©s Ă rĂ©tablir, il y en a Ă©videmment encore tellement. S’il ne fallait ajouter qu’une chose, insistez sur le fait que la maladie affecte toutes les sphères de vie (psychologique, professionnelle, sociale, Ă©conomique, sexuelle), a de forts impacts dans tous ces domaines et nĂ©cessite donc de s’adapter et d’être Ă©paulĂ©e.Â
Il est Ă©vident que parler de soi, de la maladie n’est pas chose facile. Pour vous ouvrir la voix, privilĂ©giez d’abord les espaces bienveillants et rassurants : groupes Facebook dĂ©diĂ©s Ă l’endomĂ©triose, rencontres et groupes de parole organisĂ©es par les associations spĂ©cialisĂ©es. CĂ´tĂ© professionnels de santĂ©, si vous n’avez pas trouvĂ© chaussure Ă votre pied, vous pouvez jeter un Ĺ“il aux recommandations de la filière RESENDO.Â
VoilĂ qui devrait vous permettre de diffuser la bonne parole, les bons messages pour ĂŞtre mieux comprise et plus soutenue.Â
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(date de mise Ă jour : mai 2025)
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Sources :
Giudice LC, Kao LC. Endometriosis. Lancet 2004;364(9447):1789–99.Â
Synthèse de la recommandation de bonne pratique. Prise en charge de l’endomĂ©triose - DĂ©marche diagnostique et traitement mĂ©dical. HAS - Haute AutoritĂ© de Santé ; CNGOF (Collège National des GynĂ©cologues et ObstĂ©triciens Français); 2017.Â
Zondervan KT, Becker CM, Missmer SA. Endometriosis. New England Journal of Medicine 2020;382(13):1244–56.
Autres sources :Â